jeudi 21 mai 2009

Baiser

de Rodin.

de Camille Claudel.

Danaïde


de Rodin.

mercredi 20 mai 2009

Dire...

Dire que... 1000 orgasmes ne suffisent pas...
à nous désintéresser du prochain !

Q I

Etonnant, non ?

Q ré

Etonnant, non ?

...

21 05 2009 :
Enfin... ça me fait moins sourire quand je lis ça :
un rapport dénonce des décennies de violence et d'abus sexuels envers les enfants dans les institutions de l'Eglise catholique en Irlande.
Salauds ! Triste monde...

mardi 12 mai 2009

Prélude

J'aime que ton désir soit fort et doux, impérieux, patient, et obstiné.

J'aime qu'il s'éveille d'un rien... ou d'un presque rien, que je provoque un peu, volontairement ou non... ou que je reconnais dans tes yeux ou ton attitude.
Il vient du fond de toi, d'une image ou du moment, ou d'un possible que j'ai suggéré, ou d'une tendresse complice qui s'instaure, ou d'un peu de lascivité dans l'air... Ou de mon envie de t'allumer, quand je danse mes gestes, les ralentis, les sensualise, et que je viens te provoquer...
J'aime ton regard qui pétille, qui sourit au coin des yeux, qui questionne et gamberge, et s'amuse d'imaginer la réponse...
J'aime sentir, sans encore m'en assurer, que tu te prends au jeu, que comme moi, tu désires désirer...
J'aime le léger doute qu'on a de soi, de plaire, et l'effronterie en même temps de penser qu'on plaît, que la séduction opère...
J'aime cet instant impalpable de pudeur avant de basculer, d'interrogation sur nos équivoques intentions, qui avive le délicieux frisson du début du désir...
Et le désir monte et s'installe, fébrile, et envahit tout. Au rythme de la danse de nos gestes, à l'unisson de nos contacts, aux pas de nos caresses, aux piqûres gourmandes de nos mots...

Il devient fort et doux, impérieux, patient, et obstiné.
Il te tend et te gonfle et te dresse, superbe, magnifique.
Il me mouille, me fait fondre, m'écarte et m'ouvre, sucrée, avide.

C'est le prélude à la valse lente des préliminaires...

mercredi 6 mai 2009

Eclipse

Combien de temps peut-on vivre sans désir ? Sans plaisir sans ivresse, sans rêve ni fantasme, sans « petite mort », sans même en avoir envie : n'est-ce pas une petite mort, déjà, une vie sans vie ?

Il y a des moments comme ça, le corps en hiver... C'est comme un brouillard ouaté, une ombre qui nous suit, un halo de vide qui nous entoure.

Je ne parle pas de ces périodes exaltées, occupées, où l'action et la fatigue nous terrassent. Ou le souci. Ou la maladie. Ou la douleur, la peine. Ou la passion, quelque chose qui nous dépasse...

Mais de ces léthargies sourdes, sournoises, sans rime ni raison. Ou dont les raisons s'égarent... Vaines, futiles, négligées peut-être.

On vit pourtant. Assez bien. On fait ce qu'il faut, quand il faut. Le corps suit, on ne le sent pas trop. Il est au ralenti, juste utile, ne se fait pas trop remarquer. Ou il ne grince qu'un petit peu, à bas bruit. Docile, il s'adapte.

Quelquefois cela vaut peut-être mieux. Les sensations s'anesthésient, les bonnes comme les mauvaises. Cela peut durer longtemps. Ça passera. Tout passe.

Ce n'est peut-être qu'une histoire d'hormones... Allez savoir ! (Mais qui les commande ?)

Ne pas se poser trop de questions. Attendre que le temps passe. Il passe toujours.

Et cela revient.

C'est blotti, enfoui, engourdi, mais ça se réveille toujours.

Ça ne dure jamais bien longtemps avec moi. Avec toi. Tu sais y faire !.. Même quand je crois avoir tout oublié, tu me réveilles, tu me guides un peu, et tout me revient.

Les sensations. Les fluides. Des vannes s'ouvrent, tout circule. Ça vit et ça palpite, ça frémit, ça bouillonne. Ça vient de je ne sais où, et ça envahit tout, de l'intérieur à la moindre parcelle de peau, de muqueuse gorgée de jus, de vie : de désir !

Je revis. Bonheur de sentir son corps vivant...