mercredi 3 novembre 2010

Morte saison


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la vie sexuelle d'une femme mariée...

Il y a des périodes où ça se résume à :

Ou à peu près.

Un désert à traverser. Aride.

Chaud, mais les nuits sont froides.

Mon corps a mal partout, de l'absence de tes caresses. Soif de cette rivière fluide qui coule de la danse de nos corps.

Toujours faire face. Ne pas s'ensabler. Avancer.

Toujours prendre l'initiative, te toucher, venir te chercher pour que les gestes reviennent.

Soif de ta tendresse. Fatiguée de ta fatigue.

(Presque honte de ce désir... )

Tu poses les mains sur moi, et déjà je revis, tu m'irrigues.

Envie de toi. Envie de ton envie.

Envie que tu me voies, que tu me dragues, que tu me désires. Doucement. Fougueusement. Violemment. (Pas une once de violence en toi, en moi, mais c'est l'idée...)


Je sais que c'est un tunnel, qu'on le traversera.

Déjà les premiers rayons de la lumière nous arrivent, parfois.

Je les vois, je les bois.



Mais enfin, quel monde on vit, de nos jours, c'est pas humain : quelle idée a-t-on, de faire des tunnels aussi longs ?



dimanche 17 octobre 2010

Ecoute

Etre à l'écoute, de tes mots, de tes pensées, de ce que tu dis, de ce que tu vis.

Ecouter ta voix. Et remarquer, soudain ou peu à peu, que son intonation change, imperceptiblement mais je l'entends : elle se fait douceur, elle se murmure tendre, elle me séduit, invitante, rieuse, cajoleuse, interrogative.

Viens ! dit-elle, elle ne le dit pas mais je l'entends bien. Mes antennes se dressent. Tu le sais, tu en joues ou t'en inquiètes : tu veux ? dit-elle, tu veux, dis, jouer avec moi ? réponds-moi... Elle ne le dit pas en mots, mais les mots sont prétexte, le son de ta voix raconte une autre histoire, que celle de ce questionnement qui me cherche...

Je fais celle qui n'entend pas, tout d'abord, je parle à ta tête : je réponds en mots à tes mots. Mais les miens prennent un double sens, s'amusent à être ambigüs, ou font des lapsus, et me trahissent. Mon rire te le confirme. Tu souris, tes yeux rient. Tu sais que je t'ai capté. Tu sais que tu m'as captée ! Ou captivée, ou capturée ? Sait-on jamais.

Les sens en éveil, j'entends alors d'autres sons : le bruit soyeux de tes mouvements quand tu t'approches. Tes mains qui glissent dans mes cheveux, sur mes vêtements. Tes doigts qui se faufilent dessous, sur ma peau, palpent, agrippent, touchent, caressent... Et encore, et encore... S'y mêlent baisers, et mes mains, qui te caressent... Et puis le bruissement sourd de nos mouvements, de nos effusions...

Me vient alors, peu à peu, l'écho de nos soupirs, de nos gémissements : ça vient de l'intérieur, ça prend source en notre désir, en notre plaisir qui grandit, qui se vit, qui se dit, qui se lâche. Nos corps font percussion, au rythme de notre danse, de ses pas de deux... Nos souffles se mêlent, se syncopent, se retrouvent... Et puis ils s'étirent, en un long cri rauque, échappé à la nuit.


C'est l'heure où tout est silence... Nous l'avons rompu.

Et nos corps, rompus, y retournent...


samedi 2 octobre 2010

Toucher

Ton regard me touche

Et tu sais qu'il fait mouche

Quand tu me regardes comme ça

Tu sais que je ne résiste pas

Car tes yeux ont invité les mains

A une caresse sans fin

A une danse sur ma peau

Qui me fait plonger sous l'eau

Sirène au corps soyeux

Je n'y vois plus que du bleu

N'arrête pas de me caresser

N'arrête pas de me toucher

Je flotte et j'ondule

Princesse, libellule

Tes mains glissent et dansent

Et plus rien en moi ne pense

Je ne suis plus qu'un corps qui vit

Qui largue les amarres, et qui crie !



dimanche 12 septembre 2010

Regard

Montagne et mer. Balade et baignade.
Le regard s'élève, puis s'étend.
Là l'horizon est de terre, et végétal, ondulé, sombre, vert et bleu, proche et loin, avec des hauts et des bas, plusieurs plans, des ombres.
Ici l'horizon est d'eau, infiniment rectiligne, uni, bleu clair ou presque blanc, éclaboussé de lumière, avec des reflets, quelques vagues.
Bonheur des yeux de passer de l'un à l'autre.

Mais de la balade à la baignade, changer de décor, c'est aussi, concrètement, changer de tenue : enlever chaussures et vêtements de randonnée, pantalon léger bien pratique pour crapahuter dans le maquis, et enfiler maillot de bain et petite robe de plage, montrer la peau que l'on cachait...
Si l'on est pudique, l'opération est délicate : pas de cabine de bain sur ces petites plages peu aménagées !
Mais après tout, que risque-t-on ? Ayant répondu « rien » à cette question sans importance, je décide de laisser la pudeur excessive de côté pour les vacances. Donc, effeuillage tranquille, à l'aise, sans exhibition parce que tout de même, hein, mais sans gêne, parce que, en fait, je ne vais pas m'embêter pour si peu.
Alors une vague haie, même mince ou clairsemée, une portière de voiture, illusoire protection, avec sa vitre, tout cela suffit à me faire un paravent, et voilà.

Ce jour-là, je me déshabille entre la portière ouverte et une haie de feuillage peu fourni, qui bouge au vent léger... Pantalon et tee-shirt enlevés, je change de culotte pour enfiler le maillot, puis j'ajuste le petit haut, et une robe courte, à fines bretelles, pour aller sur la plage. Je suis seule : les miens sont un peu plus loin déjà, pour les hommes l'opération est brève ou inexistante, maillot et short conviennent à tout...
Je ferme la voiture, j'emporte sac et drap de bain, en direction de la mer. Je sens le soleil sur mes épaules, j'adore ! Je souris...
Derrière la petite haie, je croise un homme, vaguement affairé auprès d'un véhicule, mais qui me regarde avec un sourire... un peu insistant. Je lui souris rapidement, et je passe, l'air de rien...
Mais j'ai chaud tout à coup, je me sens rougir : m'aurait-il vue ?
Je ne le saurai jamais, et c'est très bien ! Mais l'idée m'a fait sourire, rougir un moment...

Fin d'après-midi sur la plage. Je suis sortie de l'eau et je paresse, me sèche au soleil. Il y a quelques baigneurs encore, et quelques personnes qui repartent. Pas loin de moi, une femme se déshabille. Je la regarde. Elle a enlevé le haut de son maillot. Elle a de jolis seins. Je lui souris. Elle me voit, me sourit. Il me semble qu'elle prend bien le temps pour remettre et ajuster sa robe... comme pour se laisser admirer.

Deux instants de complicité fugitive... Ou les ai-je rêvés ?
En plein jour, peut-être...
Mais la nuit suivante, j'ai rêvé de cette femme, et de ses seins !

samedi 4 septembre 2010

Connexion

J'ai eu un coup de coeur pour cette terre, quand je l'ai découverte, il y a quelques années : enfin, ce n'est pas moi qui l'ai découverte, bien d'autres l'ont fait avant moi ! Et beaucoup ont succombé à ses charmes, l'ont passionnément aimée, l'aiment et la défendent... Mais pour moi, la première fois était une découverte ; et assez vite, puis durablement, elle m'a conquise.

Depuis, quand j'y retourne, je me mets en connexion dès l'arrivée.

Il faut la gagner cette terre, enfin le peu de terre sur ce rocher en pleine mer, cette île entre le ciel et l'eau. Il faut des heures de patience, préliminaires aux retrouvailles, avant d'y mouiller... Il faut l'aborder avec tous les sens : le regard pour ses couleurs, ombres et soleil ; l'écoute pour ses résonances, des chants des hommes au silence de la montagne ; l'odorat pour ses parfums de figue, d'eucalyptus ou d'anis, essences mêlées et enivrantes du maquis ; le toucher pour ses roches et plages brûlantes, ses sources fraîches, sa sensualité à fleur de pierre ; et le goût, pour les plaisirs de ses fruits et gourmandises...

Je n'y ai pas manqué : et l'Île de Beauté m'a encore une fois touchée, émue, caressée, emportée...



(A suivre)


vendredi 3 septembre 2010

Déconnectée

Non je ne suis pas (atteinte de) dingue, ni encore en vacances sur un nuage, loin de toute réalité... mais bêtement, (belle ? et) bien en panne de connexion chez moi !
Et j'en suis bien marrie ! Bien contrariée, vous pensez bien.
Seule solution : m'attaquer sérieusement à la hotline de mon FAI, dare-dare et illico, en espérant qu'ils feront quelque chose (d'efficace) pour moi...
Et, en attendant, profiter des beaux moments de ciel bleu pour prendre l'air avant de vous revenir.
Allez hop, je sors du boulot là, pour un monde (imparfait) sans internet !
A bientôt donc, si tout va bien !

mercredi 1 septembre 2010

Rentrée

Bon, d'accord, j'ai eu du mal... mais je suis rentrée ! Et repartie, aussi, et revenue. Enfin la rentrée finit toujours par nous rattraper !

Chaud, chaud, chaud, oui j'ai eu chaud, et ce fut chaud, au coeur et au corps, des vacances qui font du bien partout...

On se raconte un peu tout ça... bientôt !