Il y a 2 semaines
vendredi 1 avril 2011
A l'origine
A l'origine, c'est une saison d'étoiles filantes, quelques herbes folles, un frisson de peut-être...
C'est un rayon qui s'infiltre, une chaleur qui s'invite, qui nous gagne et persiste.
C'est un jour de rendez-vous, qu'on fait semblant de ne pas savoir...
C'est arriver l'air de rien, au fil de ce que l'on est, et croiser ton regard.
C'est se parler se chuchoter, des bribes de tout et rien, soif de tout, de tout savoir, des trucs qui ne parlent qu'à nous.
C'est se chercher des yeux, des yeux qui se voudraient des mains, se toucher sans y toucher...
C'est des rires à n'en plus finir, se tenir par la main, on a quinze ans !
C'est le moment où le flou vient, où l'ange passe, silence complice...
Ce sont nos mains qui s'aventurent, et nos raisons qui basculent...
dimanche 13 mars 2011
Nuit d'étoiles
La nuit est avancée. La nuit nous appelle, nous attend, son trou noir de fatigue nous aspire et nous happe...
Nous résistons, je ne sais pas pourquoi, toi tes images, moi mes mots...
Elle envoie ses signaux : brume aux yeux, petites perles aux paupières, voile de plomb sur les épaules...
Tu as baissé la garde, tu t'en remets à la nuit, tu as plongé, tu t'es endormi.
Je me glisse près de toi, me love dans ta chaleur, sans trop bouger, tout près, tout près, sans te réveiller. Respiration calme, peaux douces, mon corps s'abandonne au sommeil qui le gagne.
Entre deux eaux, je rêve de tes mains, de peau à peau, de ton corps qui me touche...
En dormant tu bouges, tu te tournes vers moi, ta main se pose sur moi, la hanche, les fesses, le creux des reins, ton bras m'embrasse et m'enserre.
Comme une danse en semi-transe, nos corps se collent, nos bouches se touchent, se fondent en un long baiser, effusion, fusion.
De nos ventres chauds monte une onde, qui nous inonde.
Désir de se prendre, de s'éprendre...
Ton sexe tendu vers ma béance attendue. Chaleur moite. Douceur fluide. Tes mains, mes mains partout. Nos bouches encore, nos bouches douces, assoiffées, sans mots se disent, se dévorent. Tu m'attires, je te happe, je te prends, tu me prends, je me rends.
Sous les draps, les toiles du lit, filent les étoiles de la nuit...
(Image : Phil Godin, Voile au baiser)
vendredi 4 mars 2011
Rouge et noir
Ciel bleu, vent frais, lumière et soleil.
J'ai nettoyé ma cheminée, j'aime bien. Pas de jeu de mots (je vous vois venir): la vraie ! La vitre du foyer fermée, pleine de suie.
Tout ce noir qui se colle partout... qui se dépose, s'infiltre, s'installe, prend toute la place, ne cède pas.
Il faut le dissoudre, frotter, le défaire, passage après passage, éponge douce ou qui insiste.
Et puis, voilà : les mains noires encore, mais la vitre est claire, transparente, place à la lumière de l'âtre !
Laisser couler dans le lavabo les dernières traces sur l'éponge et les mains...
Le soir, allumer tranquillement un bon feu.
Se laisser surprendre par sa beauté, ses couleurs, sa chaleur... Sa ferveur.
Se dire que tout est bien. La vie belle. Tout à sa place.
Je t'aime.
dimanche 27 février 2011
Tout ça me tourmente
Les douleurs qu'on inflige, même sans le savoir, sans le vouloir...
En est-on coupable ?
Jusqu'où est-on responsable de l'amour que l'on suscite,
du plaisir et de la peine qui en découlent ?
"On ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs"...
Mais moi je ne veux pas d'omelette, je ne veux rien casser,
je veux juste que les oiseaux naissent, vivent, volent dans l'azur...
Combien de caresses, combien de baisers dans la nuit étoilée,
quels mots pour t'apaiser ?
Que je te touche, que je t'effleure,
pour que la nuit efface tes peurs...
Alors peut-être, l'amour infini,
de mon âme,
atteindra ton âme...
En est-on coupable ?
Jusqu'où est-on responsable de l'amour que l'on suscite,
du plaisir et de la peine qui en découlent ?
"On ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs"...
Mais moi je ne veux pas d'omelette, je ne veux rien casser,
je veux juste que les oiseaux naissent, vivent, volent dans l'azur...
Combien de caresses, combien de baisers dans la nuit étoilée,
quels mots pour t'apaiser ?
Que je te touche, que je t'effleure,
pour que la nuit efface tes peurs...
Alors peut-être, l'amour infini,
de mon âme,
atteindra ton âme...
mardi 8 février 2011
Air (page 7)
dimanche 6 février 2011
Lien (page 6)
jeudi 3 février 2011
Deux (page 5)
Inscription à :
Articles (Atom)