mercredi 20 mai 2009

Q ré

Etonnant, non ?

...

21 05 2009 :
Enfin... ça me fait moins sourire quand je lis ça :
un rapport dénonce des décennies de violence et d'abus sexuels envers les enfants dans les institutions de l'Eglise catholique en Irlande.
Salauds ! Triste monde...

mardi 12 mai 2009

Prélude

J'aime que ton désir soit fort et doux, impérieux, patient, et obstiné.

J'aime qu'il s'éveille d'un rien... ou d'un presque rien, que je provoque un peu, volontairement ou non... ou que je reconnais dans tes yeux ou ton attitude.
Il vient du fond de toi, d'une image ou du moment, ou d'un possible que j'ai suggéré, ou d'une tendresse complice qui s'instaure, ou d'un peu de lascivité dans l'air... Ou de mon envie de t'allumer, quand je danse mes gestes, les ralentis, les sensualise, et que je viens te provoquer...
J'aime ton regard qui pétille, qui sourit au coin des yeux, qui questionne et gamberge, et s'amuse d'imaginer la réponse...
J'aime sentir, sans encore m'en assurer, que tu te prends au jeu, que comme moi, tu désires désirer...
J'aime le léger doute qu'on a de soi, de plaire, et l'effronterie en même temps de penser qu'on plaît, que la séduction opère...
J'aime cet instant impalpable de pudeur avant de basculer, d'interrogation sur nos équivoques intentions, qui avive le délicieux frisson du début du désir...
Et le désir monte et s'installe, fébrile, et envahit tout. Au rythme de la danse de nos gestes, à l'unisson de nos contacts, aux pas de nos caresses, aux piqûres gourmandes de nos mots...

Il devient fort et doux, impérieux, patient, et obstiné.
Il te tend et te gonfle et te dresse, superbe, magnifique.
Il me mouille, me fait fondre, m'écarte et m'ouvre, sucrée, avide.

C'est le prélude à la valse lente des préliminaires...

mercredi 6 mai 2009

Eclipse

Combien de temps peut-on vivre sans désir ? Sans plaisir sans ivresse, sans rêve ni fantasme, sans « petite mort », sans même en avoir envie : n'est-ce pas une petite mort, déjà, une vie sans vie ?

Il y a des moments comme ça, le corps en hiver... C'est comme un brouillard ouaté, une ombre qui nous suit, un halo de vide qui nous entoure.

Je ne parle pas de ces périodes exaltées, occupées, où l'action et la fatigue nous terrassent. Ou le souci. Ou la maladie. Ou la douleur, la peine. Ou la passion, quelque chose qui nous dépasse...

Mais de ces léthargies sourdes, sournoises, sans rime ni raison. Ou dont les raisons s'égarent... Vaines, futiles, négligées peut-être.

On vit pourtant. Assez bien. On fait ce qu'il faut, quand il faut. Le corps suit, on ne le sent pas trop. Il est au ralenti, juste utile, ne se fait pas trop remarquer. Ou il ne grince qu'un petit peu, à bas bruit. Docile, il s'adapte.

Quelquefois cela vaut peut-être mieux. Les sensations s'anesthésient, les bonnes comme les mauvaises. Cela peut durer longtemps. Ça passera. Tout passe.

Ce n'est peut-être qu'une histoire d'hormones... Allez savoir ! (Mais qui les commande ?)

Ne pas se poser trop de questions. Attendre que le temps passe. Il passe toujours.

Et cela revient.

C'est blotti, enfoui, engourdi, mais ça se réveille toujours.

Ça ne dure jamais bien longtemps avec moi. Avec toi. Tu sais y faire !.. Même quand je crois avoir tout oublié, tu me réveilles, tu me guides un peu, et tout me revient.

Les sensations. Les fluides. Des vannes s'ouvrent, tout circule. Ça vit et ça palpite, ça frémit, ça bouillonne. Ça vient de je ne sais où, et ça envahit tout, de l'intérieur à la moindre parcelle de peau, de muqueuse gorgée de jus, de vie : de désir !

Je revis. Bonheur de sentir son corps vivant...

jeudi 30 avril 2009

Mai

Merci que le plaisir soit...
Car il irradie nos vies comme un soleil de mai.
Merci qu'il soit en toi, en moi,
Car il est magie qui nous lie à toujours, à jamais.

vendredi 17 avril 2009

Vivant

Il monte du plus profond de moi
C'est un ruisseau un fleuve un roi
Il est gagnant dès l'origine
Suit sa route inexorablement
Jamais il ne lâche ni ne ment
S'il s'endort ou reste sage
Reste tapi dans l'ombre sans bruit
Il sait qu'il reviendra, un jour une nuit
Emporter tout sur son passage
Les raisons, les pas ce soir, les demain
Même les colères éphémères
Rien n'y fait tout est vain
Il n'a ni père ni mère
Mais comme moi il est vivant
Il est d'argile il est le vent
Eau et feu les quatre éléments
Il respire, cherche à se dire
Promesse infinie de plaisir
Il est sombre grondement
Affamé assoiffé d'apaisement
Rien ne sert de le faire taire
Il est têtu comme la terre
Tranquille et doux il sait y faire
Plus je l'ignore, plus il est fort
Fourbit ses armes et me dévore
Il n'a que faire des convenances
Des interdits des prévenances
A quoi bon lutter le détester
Le craindre ou vouloir le tuer
Souffle de vie c'est un allié
Aux jours bénis me fait avancer
Vers plus de toi, vers plus de moi
Vers les mystères qui nous dépassent
Là où la raison s'efface
Aux confins des voies du plaisir
Le désir.

dimanche 5 avril 2009

Corps accord

Corps à corps. Bouche-à-bouche. Nos lèvres se cherchent et se trouvent, s'éveillent à se toucher, se gourmandent de plaisir... Elles se mêlent et se fondent, en un baiser long, profond, qui donne le vertige, fait perdre le fil de la réalité.

Tu es nu et j'aime te toucher, partout : tête et cou, dos, torse... J'aime ton corps. Je sens tes mains qui me découvrent, m'effeuillent, me dénudent. Frissons. Tu me touches et me parcours, tu m'habilles de caresses, c'est la plus belle des parures, couverture de tendresse... Sensations. Parfois nos mains se rencontrent un instant et se prennent, se serrent en une brève étreinte. Mon coeur bat plus vite, et fort : ce geste sans mots vaut mille « je t'aime »... Emotion.

Je me colle à ton corps, me love dans ta chaleur. Et de baiser en caresse, nos gestes se fondent et s'enchaînent... Chacun des tiens est une réponse à l'attente de mon corps, il me semble que tu me devines, que tu sens mes désirs en même temps que moi. J'ondule sous tes caresses, étonnement toujours renouvelé de leur douceur, de leur effet. Je ne pense plus, ne suis plus que sensation, mode cinq sens activé... Je respire ton corps et ta peau, je suis avide de ton contact et je capte en mes mains la réalité de ton corps, en caresses émerveillées. Elles t'explorent partout, rencontrant tes creux et bosses, bosses surtout, désir qui me trouble...

De caresse en mouvement, membres qui se mêlent et courbes des corps qui s'enroulent l'un à l'autre... nous arrivons au bord du lit. Invitant. Nous y plongeons. Et soudain, sans savoir vraiment comment ni pourquoi, nous voici à l'envers, inversés, vis à vis, vice versa, tête bêche, tête à queue pour tout dire.

C'est que... l'intérieur de tes jambes est si tentant, dressé, tendu vers moi. Et l'intérieur de mes jambes, s'ouvrant, ayant envie de s'offrir à ta vue, à ton visage, à tes mains, à ta bouche...

Alors je prends le temps, je respire et contemple, caresse et prends en main ce membre palpitant...

Tu écartes plis et soie, tu y inspires et t'enivres...

Et je suce ce litchie gourmand, gland satin, et sa naissance sensible et sa tige gorgée de vie...

Et tu lèches cette fente humide, abricot juteux, mangue parfumée, tu me lappes et me bois...


Arrêtez la course du monde, je ne vis plus que pour cet instant.


4 2009

mercredi 1 avril 2009

Haïkus et grains de mots


Chaleur humaine
Rien que ta main sur ma peau
Apaisement


...


Baisers de soie sur peau satin
Tiédeur, matin
Baisers fougueux sur peau brûlante
Chaleur, nuit criante


...


Tu m'effeuilles
Entre mes plis tu glisses tes doigts
Tu me bois
Tu m'affoles



1 4 2009