
Allez voir en ses pages : il en présente d'autres, bien intéressants.
Et puis ses histoires : embarquez, ça vaut le voyage !
Il y a des périodes où ça se résume à :
Ou à peu près.
Un désert à traverser. Aride.
Chaud, mais les nuits sont froides.
Mon corps a mal partout, de l'absence de tes caresses. Soif de cette rivière fluide qui coule de la danse de nos corps.
Toujours faire face. Ne pas s'ensabler. Avancer.
Toujours prendre l'initiative, te toucher, venir te chercher pour que les gestes reviennent.
Soif de ta tendresse. Fatiguée de ta fatigue.
(Presque honte de ce désir... )
Tu poses les mains sur moi, et déjà je revis, tu m'irrigues.
Envie de toi. Envie de ton envie.
Envie que tu me voies, que tu me dragues, que tu me désires. Doucement. Fougueusement. Violemment. (Pas une once de violence en toi, en moi, mais c'est l'idée...)
Je sais que c'est un tunnel, qu'on le traversera.
Déjà les premiers rayons de la lumière nous arrivent, parfois.
Je les vois, je les bois.
Mais enfin, quel monde on vit, de nos jours, c'est pas humain : quelle idée a-t-on, de faire des tunnels aussi longs ?
Etre à l'écoute, de tes mots, de tes pensées, de ce que tu dis, de ce que tu vis.
Ecouter ta voix. Et remarquer, soudain ou peu à peu, que son intonation change, imperceptiblement mais je l'entends : elle se fait douceur, elle se murmure tendre, elle me séduit, invitante, rieuse, cajoleuse, interrogative.
Viens ! dit-elle, elle ne le dit pas mais je l'entends bien. Mes antennes se dressent. Tu le sais, tu en joues ou t'en inquiètes : tu veux ? dit-elle, tu veux, dis, jouer avec moi ? réponds-moi... Elle ne le dit pas en mots, mais les mots sont prétexte, le son de ta voix raconte une autre histoire, que celle de ce questionnement qui me cherche...
Je fais celle qui n'entend pas, tout d'abord, je parle à ta tête : je réponds en mots à tes mots. Mais les miens prennent un double sens, s'amusent à être ambigüs, ou font des lapsus, et me trahissent. Mon rire te le confirme. Tu souris, tes yeux rient. Tu sais que je t'ai capté. Tu sais que tu m'as captée ! Ou captivée, ou capturée ? Sait-on jamais.
Les sens en éveil, j'entends alors d'autres sons : le bruit soyeux de tes mouvements quand tu t'approches. Tes mains qui glissent dans mes cheveux, sur mes vêtements. Tes doigts qui se faufilent dessous, sur ma peau, palpent, agrippent, touchent, caressent... Et encore, et encore... S'y mêlent baisers, et mes mains, qui te caressent... Et puis le bruissement sourd de nos mouvements, de nos effusions...
Me vient alors, peu à peu, l'écho de nos soupirs, de nos gémissements : ça vient de l'intérieur, ça prend source en notre désir, en notre plaisir qui grandit, qui se vit, qui se dit, qui se lâche. Nos corps font percussion, au rythme de notre danse, de ses pas de deux... Nos souffles se mêlent, se syncopent, se retrouvent... Et puis ils s'étirent, en un long cri rauque, échappé à la nuit.
C'est l'heure où tout est silence... Nous l'avons rompu.
Et nos corps, rompus, y retournent...
Ton regard me touche
Et tu sais qu'il fait mouche
Quand tu me regardes comme ça
Tu sais que je ne résiste pas
Car tes yeux ont invité les mains
A une caresse sans fin
A une danse sur ma peau
Qui me fait plonger sous l'eau
Sirène au corps soyeux
Je n'y vois plus que du bleu
N'arrête pas de me caresser
N'arrête pas de me toucher
Je flotte et j'ondule
Princesse, libellule
Tes mains glissent et dansent
Et plus rien en moi ne pense
Je ne suis plus qu'un corps qui vit
Qui largue les amarres, et qui crie !